Lyon – Avril 2011

Une conférence de Jean-Pierre TROADEC

La conférence a été donnée dans le cadre des Repas Ufologiques Lyonnais, devant une soixantaine de personnes le 18 avril 2011.

La conférence passa en revue une vingtaine de cas non expliqués de phénomènes aériens non identifiés en Rhône-Alpes, nous vous livrons ici une enquête dont la synthèse a été présentée lors de la conférence ainsi que le dessin de reconstitution d’un cas plus ancien.

UNE MASSE TRIANGULAIRE EN VOL BAS ET HORIZONTAL

Fin juin 1997, quatre jeunes gens sont témoins, entre 22h et 23h environ, d’un phénomène étrange dans le ciel de Craponne (localité située dans l’Ouest  lyonnais).

En cette belle nuit d’été, le ciel est parfaitement dégagé, et il n’y a ni nuage, ni souffle de vent. Quant à la Lune, elle ne semble pas avoir été observée par les témoins. Seule la voûte céleste, avec ses milliers d’étoiles visibles, s’étend à l’infini au-dessus des maisons. En cette période de vacances scolaires, les conditions sont idéales pour discuter entre amis, et profiter de la fraîcheur du soir, assis devant un lotissement de pavillons. Les quatre témoins ne sont  pas de vrais amis, mais de simples copains, qui essaient de « tuer le temps », selon l’expression de l’un d’eux. Après cette mémorable soirée de 1997, ils nous ont tous confirmé qu’ils n’ont pas cherché à se réunir à nouveau pour discuter de ce qu’ils avaient vu 

Une première constatation s’impose en ce qui concerne cette troublante observation : les récits des quatre témoins comportent des divergences importantes entre eux et cela malgré le fait que l’observation ai été faite, d’un même lieu, au même moment, et dans des conditions extérieures identiques. Par contre, un certain nombre d’informations présentes dans les récits sont suffisamment convergentes pour que l’on puisse admettre, malgré tout, que ces jeunes gens ont  vu dans le ciel de Craponne un phénomène inexpliqué. Mais qu’ont-ils vu au juste ?

Franck R. (âgé de 16 ans en 1997) a vu passer au-dessus du groupe, trois lumières blanches formant un triangle isocèle. Puis, quelques minutes plus tard, il prétend qu’un second triangle apparemment identique au premier a suivi la même trajectoire. Les deux triangles se déplacent dans la même direction, sensiblement à la même hauteur, et à la même vitesse. Franck n’entend aucun son anormal et ne ressent aucune sensation inhabituelle. Il affirme que les trois lumières blanches ne sont pas reliées entre elles par une masse porteuse, ni par aucune structure solide. Bien que ne paraissant pas solidaires les unes des autres, les lumières se déplacent dans le ciel d’une façon parfaitement synchronisée.

Céline P. (16 ans en 1997) confirme l’observation de Franck. Elle voit aussi, deux triangles formés de trois lumières, survoler le groupe d’amis. Elle estime le temps écoulé entre les deux passages à 10 minutes environ. Cependant, son témoignage diverge du précédent dans la mesure où les triangles qu’elle a observé étaient formés par deux  lumières à chaque sommet : une lumière rouge, et une autre, dont elle ne se souvient plus de la couleur. Comme Franck, elle ne remarque ni masse porteuse, ni aucune structure solide entre les feux colorés. Elle précise, en outre, que les deux triangles se déplacent lentement, silencieusement, à faible altitude, et dans la même direction. Elle pense qu’ils devaient être plus grands qu’un avion de ligne. Céline n’enregistre aucune sensation spéciale, mais elle entend un souffle semblable à une respiration au moment où les triangles passent  au-dessus d’elle.

L’AIR CHAUD EST ASPIRE SOUS LA STRUCTURE

Quand à Julie B. (âgée de 15 ans en 1997), elle avance une version de l’observation quelque peu différente de celles des deux témoins précédents. Elle déclare avoir vu quatre points blancs disposés en forme de losange. Ces points évoluent, à une altitude d’environ 50 mètres, et dans la même direction que celle indiquée par Franck et Céline. Julie confirme que le ciel était noir et sans Lune. Comme Franck et Céline, elle voit passer deux fois le même objet, à une quinzaine de minutes d’intervalle. Remarque importante : les deux objets sont apparus subitement, « comme une lampe qu’on éclaire », précisera-t-elle. Contrairement à ses amis, elle est presque convaincue que les points blancs sont reliés  entre eux par une sorte de matière solide. Elle se souvient aussi d’un son particulier, une sorte de curieuse et indéfinissable sensation d’aspiration qui accompagne le survol des deux objets, « un peu comme si l’air était aspiré », dit-elle. Chaque passage des quatre points  blancs dure entre deux et trois minutes. Julie est certaine que ces objets ne sont ni des avions, ni des hélicoptères. Elle n’a pas eu peur pendant l’observation. Son entourage immédiat (parents et amis) est resté parfaitement incrédule lorsqu’elle a raconté ce qu’elle a vu. Avant ce fameux soir, Julie ne se préoccupait pas du tout des ovnis.

DEUX TRIANGLES DE TRENTE MÊTRES DE LARGE

De tous les témoignages recueillis concernant le cas de Craponne,  celui  de  Tom B. (âgé de 15 ans en 1997) est sans conteste le plus riche et le plus impressionnant. Il se distingue nettement des trois autres par la précision des détails fournis, et par le très haut degré d’étrangeté de la scène décrite. Interrogé plusieurs fois sur de longues périodes de temps, le témoignage de Tom n’a pas varié sur l’essentiel. Il affirme avoir vu deux immenses triangles isocèles passer successivement au-dessus des deux maisons bordant l’entrée de l’allée des Rosiers. Tom observe très distinctement les deux immenses triangles et fourni ainsi des détails très précis. C’est en fonction de leurs positions par rapport aux deux maisons situées de part et d’autre de l’entrée du lotissement, que nous avons pu estimer la base des triangles entre 25 et 30 mètres. En ce qui concerne la longueur totale des triangles, Tom la situe entre 40 et 50 mètres. Les deux pavillons nous ont donc fournis de précieux points de repère pour tenter de définir des ordres de grandeur.

UNE OUVERTURE DE QUATRE MÊTRES SOUS L’OBJET AVEC UNE MATIÈRE « GAZEUSE »

Les gigantesques triangles « semblaient planer sans effort », dira Tom. Il ne les a pas vu arriver comme l’on peut voir s’approcher un avion dans le ciel, par exemple. Au contraire, ils sont apparus subitement, un  peu comme s’ils s’étaient « matérialisés » sur place. Le premier triangle est passé à environ 20 mètres à la verticale des deux maisons, le second, un peu plus haut. La surface inférieure des triangles était sombre, massive, presque noire, et semblait faite d’une matière métallique très dure. Une formidable impression de puissance se dégageait du phénomène. Au niveau de l’épaisseur des triangles, Tom peut distinguer de grandes surfaces éclairées, très blanches, ressemblant à de vastes baies vitrées. La lumière émise par ces surfaces éclairées est semblable à l’éclat d’une lampe halogène. Les triangles sont taillés en biseau, de sorte que la surface de la partie supérieure est plus large que la surface de la partie inférieure. A la limite inférieure de chacun des triangles, c’est-à-dire à la base des baies vitrées, une sorte de néon produisait des lumières colorées synchronisées. Décrire l’aspect de ce néon fut un exercice difficile pour Tom, parce qu’il ne parvenait pas à trouver un type d’éclairage équivalent dans son environnement. Un détail très bizarre est observé sous les triangles. Sur leur surface inférieure apparaît, en effet, un large trou circulaire (estimé entre 4 et 5 mètres de diamètre environ), dans lequel une matière noire avec des reflets bleus bouge. Le  mouvement de cette matière noire ressemble à celui des vagues qui peuvent agiter la surface d’un plan d’eau par exemple. Ce détail intrigua beaucoup Tom qui compare cette matière noire à « une sorte de liquide, ou de gaz très dense, recouvert d’une pellicule d’hydrocarbure », précisera-t-il. Un autre fait important de l’observation, fut le silence étrange qui couvre tous les bruits habituels de la ville. Lorsque les triangles survole les jeunes gens, ils n’entendent plus ni aboiement de chien, ni bruit demoteur, ni aucun murmure de la ville. Le silence est presque total. Seul parvint  aux oreilles de Tom une sorte de « bourdonnement-sifflement », qu’il rapproche du bourdonnement d’un essaim de guêpes. Le sens de déplacement des deux triangles est le même que celui décrit par les trois autres témoins. Ils s’évanouirent brusquement dans la nuit, au-dessus des jardins situés de l’autre côté de la rue.

Le cas de Craponne a été scénarisé, mis au centre d’un court métrage diffusé à la télévision, sur les écrans de France 3 Rhône-Alpes Auvergne dans le film « Ovnis quels chromes ». Le film fut tourné en 1999, et devant son succès d’audience, il fut diffusé à trois reprises.

Un objet semblable à celui de Craponne, observé à la même période près de l’aéroport de St-Exupéry/Lyon, par 8 témoins. Dessin P. Nahon, Ovni Investigation

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